Coupe en porcelaine de Paris

1 200,00

Description:

Coupe à rinceaux blanc et or, sur piédouche à décor de bouquets de fleurs dans des réserves sur fond bleu céleste.   France, début du XIXème siècle De forme « Médicis » avec deux anses, la coupe est décorée sur sa panse et son col de rinceaux feuillagés or sur fond-blanc, repris sur le marly. Le socle, rond et souligné d’une frise de perles, est doré sur sa base quand son pourtour à fond bleu à rinceaux dorés est orné de réserves où sont peints fruits et fleurs au naturel. La porcelaine, d’origine asiatique, a toujours passionné les occidentaux. Il faut attendre le XVIIIème siècle pour que les Européens -d’abord les Allemands- en percent le secret et puissent en réaliser. En France où on fabriquait de la « porcelaine tendre » depuis près d’un siècle, c’est la découverte des gisements de kaolin, vers Limoges, qui marque les débuts de l’industrie. Même sans rivale, la Manufacture Royale de Sèvres n’en a pourtant pas le monopole : des usines éclosent autour de Limoges, mais aussi à Paris, grâce à des protecteurs puissants, ce qui leur permet de braver parfois l’interdiction de l’utilisation de l’or, toujours réservé à Sèvres jusqu’à la Révolution. Avec celle-ci, certaines de ces manufactures parisiennes disparaissent ou se regroupent, mais elles ont « démocratisé » la porcelaine dans la bourgeoisie. En effet sa -relative, supérieure à la faïence- solidité, sa propreté et son air d’élégance la propulsent dans les salles-à-manger et les salons. Sans être commun, c’est un luxe accessible. Les marchands font appel à des tourneurs, parfois des sculpteurs, chargés d’inventer des formes nouvelles, comme cette coupe « Médicis » à anses, typique du début du XIXème, et des peintres, parfois spécialisés dans un registre particulier (les fleurs, les oiseaux, la reproduction d’œuvres célèbres…), tandis que les recherches des chimistes sur les couleurs continuent. On veut donner aux intérieurs un air propre, frais et neuf. Il faut faire rentrer la Nature et avec elle les fleurs. Aux anciens « pots-pourris » -dans lesquels macéraient herbes, pétales et alcools, et sans doute très prophylactiques- on préfère désormais le parfum naturel des fleurs coupées. Chance pour ce nouveau métier de fleuriste (qui remplace celui de « bouquetière »)… mais aussi pour les marchands de vases entreprenants. Matière : Porcelaine Epoque : Début du XIXème siècle Actuellement disponible à : 3 rue Paul Bert - Saint-Ouen (93) Retrait en magasin gratuit. Pour toutes livraisons, contactez-nous par téléphone ou mail pour un devis personnalisé.

Dimensions

HAUTEUR37 cm
LONGUEUR25 cm
PROFONDEUR25 cm

1 en stock

FrenchEnglish